17 civils sont morts dans des raids aériens sur la Ghouta orientale

La source : l’Express

Dix-sept civils dont deux enfants ont été tués ce samedi, lors de bombardements sur la Ghouta orientale, près de Damas. Le lieu est quotidiennement bombardé.

Des immeubles résidentiels détruits, des façades béantes, écroulées et des rues couvertes de décombres… Les raids aériens du jour, attribués au régime et son allié russe ont tué au moins 17 civils ce samedi en Syrie. La Ghouta orientale est une enclave rebelle située près de Damas. Elle est assiégée et bombardée quasi-quotidiennement, rapporte une ONG.

Les frappes les plus meurtrières ont eu lieu à Hamouria, où 12 civils, dont deux enfants, ont péri, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Un plus grand nombre de zones résidentielles ciblées »

Habitants et secouristes travaillant en zone rebelle ont participé aux opérations de secours. Courant devant une voiture en flammes, un homme porte dans ses bras un garçon en pleurs, tandis qu’un autre porte le corps apparemment sans vie d’un enfant, au milieu de rues jonchées par les gravats.

« Les avions syriens et russes ont poursuivi samedi leurs frappes intenses contre la Ghouta orientale, prenant pour cible un plus grand nombre de zones résidentielles », a déclaré le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, dont l’ONG s’appuie sur un vaste réseau de sources dans le pays en guerre.

Deux civils ont par ailleurs été tués dans la ville de Madira, et trois autres à Erbine, selon l’OSDH. Les raids ont aussi fait 35 blessés.

La Ghouta orientale, quartier durement touché

Depuis plusieurs jours, le régime tente de briser l’encerclement de sa seule base militaire dans la Ghouta orientale, située à l’est de Damas et assiégée depuis 2013 par les forces de Bachar al-Assad. Les 400 000 habitants de la Ghouta orientale, touchés par de graves pénuries de nourriture et de médicaments, vivent dans des conditions très difficiles.

Déclenché en 2011 par la répression gouvernementale de manifestations pacifiques, le conflit en Syrie s’est complexifié avec l’implication de pays étrangers et de groupes djihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 340 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.